mercredi 30 septembre 2009

Vous travaillez fort, mais travaillez-vous efficacement?

work hard

Vous en conviendrez sûrement, l’un des ingrédients essentiels de la réussite, de l’atteinte de certains objectifs, de VOS objectifs, tient au travail, à l’effort......à l’éthique de travail diront certains chez le Canadien de Montréal.

Vous avez de la difficulté à rencontrer vos objectifs, vos échéances, vos engagements et vous vous dites : « Pourtant, je travaille fort! »

L’effort est certes un ingrédient important, mais à l’évidence, à lui seul, l’effort ne suffit pas. Pourtant, il arrive fréquemment que l’on ne comprenne pas pourquoi ces efforts, parfois titanesques, ne se transforment pas en résultats.

Illustrons mon propos par l’absurde.

Vous avez fait livrer un énorme tas de terre devant votre domicile et vous devez étendre cette terre uniformément sur votre terrain. La première option serait d’effectuer le boulot à la pelle, en travaillant comme un forcené, du matin au soir. Après plusieurs heures (jours) de travail, vous finirez bien par y arriver.

La deuxième option serait de louer du matériel et de la machinerie ce qui vous permettrait d’effectuer le travail en quelques heures tout en travaillant beaucoup moins fort.

Jamais on ne pourrait accuser le travailleur à la pelle d’être paresseux ou de ne pas y mettre l’effort nécessaire, mais pourrions-nous pour autant affirmer qu’il est efficace?

L’efficacité et son concept voisin, l’efficience sont des éléments importants quant vient le temps de parler de succès, de performance.

Selon Wikipedia :

« L'efficacité décrit la capacité d'une personne, d'un groupe ou d'un système à arriver à ses buts ou aux buts qu'on lui a fixés.

Être efficace serait donc de produire les résultats escomptés et réaliser les objectifs fixés, par exemple dans les domaines de la qualité, de la rapidité et des coûts. En d'autres mots, ce serait faire les bonnes choses quand il faut et là où il faut.

L'efficience est un concept proche, désignant la capacité à atteindre des objectifs au mieux (le plus rapidement avec le moins de moyens). »

Lors d’un précédent billet, je traitais de la productivité des employés qui utilisent Internet au travail. À la suite de ce billet, j’ai reçu ce commentaire très intéressant de Étienne Mignault qui citait un passage du guide de l’employé chez Netflix :

 

"It's about effectiveness -not effort- even though effectiveness is harder to asses than effort. We don't measure people by how many evenings or weekend they are in their cube. We do try to measure people by how much, how quickly and how well they get things done."

Intéressant!

Il importe donc de toujours se remettre en question nos façons de faire, nos méthodes, nos stratégies, nos processus, car il n’y a pas que l’effort qui génère des résultats.

L’effort agit comme un multiplicateur face à une méthode efficace, il en décuple l’effet.

À l’inverse, mettre beaucoup d’effort et de travail en utilisant une méthode peu ou pas efficace ne fera que vous épuiser.

Cela vous semble évident?

D’accord….

  • Dans ce cas, quel pourcentage de votre temps passez-vous à vous assurer que vous utilisez la meilleure méthode/stratégie/processus?
  • Vous concentrez-vous sur les activités à valeur ajoutée?
  • Utilisez-vous la majorité de votre temps sur le 20 % d’activités qui génèrent 80 % de vos résultats?
  • Avez-vous l’impression d’éteindre des feux toute la journée?
  • Avez-vous le sentiment d’avoir travaillé très fort sans pour autant avoir attaqué les activités que vous aviez initialement planifié de faire?

Non?

Prenez un temps d’arrêt et réévaluez la situation.

Travaillez moins fort, mais travaillez mieux!

Image: Flickr

 

lundi 28 septembre 2009

Salon sur les meilleures pratiques d’affaires (MPA)

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Si les sujets abordés sur le blogue du Gestionnaire Borg vous intéressent, vous ne pouvez manquer le Salon sur les meilleures pratiques d’affaires.

« Le Mouvement québécois de la qualité vous présente pour la 17e année son Salon sur les meilleures pratiques d’affaires (MPA), qui se tiendra le 12 novembre prochain, au Palais des congrès de Montréal. Ce Salon est l’endroit idéal pour quiconque veut améliorer la productivité et la performance de son entreprise. Pas étonnant que plus de 2 000 dirigeants et gestionnaires visitent le Salon chaque année. »

Source : Blogue du Mouvement québécois de la qualité.

« Vous trouverez au Salon : une dose massive de renseignements et d’informations des réponses à vos préoccupations de gestion des stimuli provoquant des réflexions individuelles et de groupe des outils pour améliorer vos façons de faire des conseils judicieux pour vous aider à mobiliser, former, innover et grandir!

Profil des 2 000 participants attendus au Salon:

66 % des participants sont des présidents, vice-présidents et directeurs de PME et de grandes entreprises

29 % des responsables de la qualité, de la formation et des travailleurs stratégiques

5 % des consultants »

Source : Site officiel du salon.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site officiel du salon où vous y trouverez le programme et les projets présentés.

Pour vous inscrire, dépêchez-vous de le faire avant le 3 octobre afin de bénéficier de réductions.

Pour ma part, j’y serai!

Au plaisir de vous y rencontrer. 

 

samedi 26 septembre 2009

Suggestions de lecture semaine du 28 septembre 2009

C'est la fin septembre et j'ai toujours pensé que novembre était le mois des morts mais là, je commence à croire que c'est plutôt septembre qui l'est: @endirectdesiles , Pierre Falardeau et Nelly Arcan . 

Les nouvelles de décès ne cessent de défiler. Triste mois.

Ne pouvant leur dédier quelques minutes de silence, prenons symboliquement quelques lignes de silence afin de souligner leur mémoire....

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Merci...

Un peu ridicule de parler de ça après des drames aussi tragiques, mais, la vie continue, et après (one of four) qui a des lunettes depuis maintenant trois ans, voici (three of four) qui doit en avoir aussi à l'âge de trois ans!

Mais voulez-vous bien me dire ce qui se passe avec les boys de cette famille? Surtout que le papa a des yeux de chat malgré les innombrables heures passées devant des écrans....m'enfin.

Je comprend mieux pas contre pourquoi (three of four) ne cesse de foncer dans les murs, il a un œil qui voit à peine! ;)

Du coté professionnel je travaille de plus en plus le dossier de l'amélioration continue et je remarque que plus j'aborde la question sous un angle systémique, plus je suis à même de conserver et d'augmenter la cohérence organisationnelle...

Ce qui m'amène aux suggestions de lecture de la semaine en débutant par un excellent billet sur l'analyse systémique en utilisant la parabole des deux horlogers.

Vous connaissez tous la célèbre théorie de Maslow, et si on la revisitait sous l'angle de l'entreprise 2.0 ? Un billet très dense.

Connaissez-vous les huit principes du management de la qualité?

À force de lire des billets sur le management en France, je commence à croire qu'il existe une grande différence entre ce qui se passe au Québec et là-bas.

Un superbe mindmap sur le time management.

Découverte d'un blogue que je ne connaissais pas sur l'entreprise, le web, le management 2.0 et le travail collaboratif. À titre d'exemple, un excellent billet sur le «management par l'engagement».

Les onze commandements d'un management 2.0 . Très intéressant!

La qualité de service est une valeur qui se mesure lorsqu'elle est absente.

À quel moment la culture d'entreprise est-elle un atout stratégique?

Vos employés suivent de la formation? Comment évaluez-vous ces sessions formation?

En terminant, un billet sur les fonctions du middle management mieux connu sous le nom de «jambon dans le sandwich». :)

Vous avez un billet à partager qui serait d'intérêt pour le lectorat de ce blogue, n'hésitez pas à m'en faire part, il pourrait faire partie des suggestions de lecture!

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jeudi 24 septembre 2009

L'intérêt supérieur commun, l'un des ingrédients essentiels à la mobilisation d'une équipe

team

Que ce soit au travail, à l’école, à la maison, en faisant du bénévolat ou encore tout simplement dans votre cercle d’amis, rares sont ceux qui aiment les conflits. Et pourtant, les conflits sont fréquents. Quelques fois, ils sont sans conséquence, anodins, mais en d’autres occasions ils laissent des marques plus profondes. Bien que certains conflits tirent leur source de problèmes de communication, d’autres sont plutôt causés par….. des intérêts divergents, tout simplement.

C’est là l’un des premiers concepts que l’on nous enseigne en relations de travail. Le conflit de travail tire son origine d’intérêts divergents entre ceux du patronat et ceux des salariés.

Ce n’est pas différent entre amis, au sein d’une famille…..entre collègues.

Le choix de la période de vacances, l’emplacement du bureau, les promotions, l’octroi des mandats, sont tous des sujets potentiellement conflictuels.

Comme gestionnaire, nous travaillons très fort afin que notre équipe soit mobilisée et que le climat de travail soit serein. Nous savons qu’ainsi il sera plaisant de travailler et que la performance de l’équipe en sera augmentée.

Par contre, nous avons affaire à des humains et qui dit humain, dit complexité. Cette complexité crée à son tour une multitude d’intérêts personnels qui peuvent potentiellement, voir, assurément, entrer en conflit.

Au cours des dernières années, le concept de « gagnant-gagnant » ou si vous préférez le « win-win situation » fut de plus en plus populaire.

Rares sont les réunions où l’on ressort sans avoir, au moins une fois, entendu le terme « gagnant-gagnant ». C’est simple au fond, pour régler un conflit, une situation, une négociation, un problème il s’agit de créer un « win/win situation »… facile!

Super facile même, il s’agissait d’y penser!

Mais comment y arriver?

On vous a expliqué comment créer, générer, produire des situations gagnant-gagnant?

Lorsque tout semble s’écrouler autour de vous, lorsque votre équipe s’entre-déchire, lorsque qu’il n’y a plus d’issu, recherchez l’intérêt supérieur commun.

L’intérêt supérieur commun?

Oui.

Quel est le dénominateur commun autour duquel chacun y trouvera son compte? Au delà de nos intérêts personnels, quel est notre objectif commun?

Pour certaines équipes ce sera le client. Pour d’autres, se sera l’obtention d’un prix, d’une certification, d’une réalisation….

L’important c’est d’identifier quelque chose qui ait du sens pour chacun des membres de l’équipe et pour l’organisation.

Une fois que vous avez identifié l’intérêt supérieur commun autour duquel regrouper votre équipe, vous serez à même de créer un climat différent et pourrez travailler à éliminer les conflits existants.

Les conflits et les divergences superficielles disparaitront afin d’assurer le succès de l’équipe et les conflits plus profonds trouveront un terreau plus propice à leur résolution.

Ainsi, vous serez à même de concentrer l’énergie de l’équipe autour de cet élément afin, non plus, d’avoir un regroupement d’individus recherchant la satisfaction de leurs intérêts individuels, mais plutôt…… une équipe!

 

lundi 21 septembre 2009

Le lexique organisationnel; pour se doter d’un langage commun.

définition

La communication…..

Je ne vous apprendrai rien en écrivant un billet sur l’importance de la communication, de façon générale et particulièrement en matière de relations professionnelles.

Vous savez fort bien qu’il est primordial de communiquer souvent, adéquatement, en utilisant le bon médium, etc.. Il existe un grand nombre d’articles vous présentant la chose.

Les conflits interpersonnels dus à des problèmes de communication sont légions.

Par contre, quels sont les efforts déployés afin de constituer un langage commun au sein de votre entreprise?

Ne vous est-il jamais arrivé de participer à une réunion et de vous rendre compte, après une heure de discussions, que vous utilisiez tous les mêmes mots, mais que vous parliez, en fait, de concepts très différents?

La communication, pour être efficace, exige une compréhension commune de certains termes.

Votre patron vous rencontre et exprime le souhait que vous  affirmiez davantage votre leadership. Que désire-t-il en fait? Votre définition du leadership est-elle la même que lui? Les comportements observables permettant d’infirmer ou de confirmer l’augmentation de votre leadership sont-ils les mêmes pour lui que pour vous?

Bien sûr que oui!

En êtes-vous si sûr…..?

Le meilleur moyen est encore d’en discuter ouvertement avec lui et de convenir d’une définition commune, des comportements observables précis et des objectifs en lien avec ces comportements.

Vous avez convenu d’une définition commune avec votre patron? Bravo, mais est-ce insuffisant. Qu’en est-il du reste de votre équipe?

De votre département?

De l’entreprise dans son ensemble?

Pour vous et vos collègues, que signifient les mots, leadership? Performance? Qualité? Ponctualité? Honnêteté?

La définition commune de termes clés est donc primordiale afin d’assurer la cohérence organisationnelle. D’où l’importance de constituer le lexique de l'entreprise.

La définition de termes-clés permet de s’assurer que la compréhension de ces termes est en lien direct avec la mission, la vision et les valeurs de l’organisation. En fait, les valeurs devraient être les premiers mots intégrés au lexique!

Le lexique permet d’assurer la cohérence organisationnelle en faisant office de scellant à la culture d’entreprise.

Avec le lexique, tous les membres de votre organisation auront une compréhension commune du terme qualité, par exemple. De même, tout nouvel employé se verra remettre une copie du lexique afin de favoriser son intégration à la culture ambiante et au paradigme existant.

Qu’en pensez-vous? Votre employeur utilise-t-il un lexique?

Si oui, n’hésitez pas à commenter, je serais très intéressé de vous entendre.

Image: Flickr

samedi 19 septembre 2009

Suggestions de lecture semaine du 21 septembre 2009

Semaine symboliquement importante puisque je viens de recevoir la note finale du travail d'intégration remis en tant qu'étape finale de mon MBA. Cette note vient officialiser le fait que j'ai maintenant terminé le programme. Le reste n'est que formalités administratives avant de recevoir le fameux papier et de pouvoir coller (légalement) trois lettres supplémentaires à la fin de mon nom. ;)

Encore plus important, c'est le début de la saison de hockey dans la LNH! Je sais, je suis un fan fini mais bon, ce n'est pas si dommageable comme dépendance....

Du coté du web, pas beaucoup de billets sur la gestion et le management au cours des derniers jours. La politique et l'avenir des médias prenant une part importante des sujets de discussions. La rentrée, c'est la rentrée!

Moins de billets ne veut pas dire absence de billet, à preuve ma sélection de la semaine...

Ça ne s'améliore pas chez France Télécom et lorsque l'on se tourne vers le PDG, le leader de l'organisation, on comprend, avec une certaine déception, pourquoi. Par contre, au risque de me répéter, ce qui m'attriste, se sont ceux qui profitent de cette tragédie pour faire le procès du capitalisme et même de la gestion des ressources humaines. L'auteur de ce billet affirme que:

«...ta place ne tient qu'à tes résultats, à toi de te débrouiller d'obtenir ce qu'on te demande, peu importe tes méthodes, voilà ce qui compte...ca s'appelle la gestion des ressources humaines...»

Gestion par les résultats = gestion des ressources humaines?? Le fait de ne regarder que les résultats sans aucune préoccupation pour l'humain, la qualité de vie au travail, la santé des travailleurs, etc. n'a aucun rapport avec la gestion des ressources humaines. Ne mélangeons pas tout s'il vous plaît! Loin de moi l'idée de banaliser la situation chez France Télécom, bien au contraire, mais il est tout aussi scandaleux de profiter de la situation pour pousser très loin le concept de démagogie.

Changement complet de ton avec un billet amusant sur la notion subjective de sa propre valeur (salaire).

Réflexion intéressante sur la gestion des talents et l'ascenseur social.

Vous vous sentez débordé? Le net regorge de textes sur la gestion du temps et des priorités mais j'ai bien aimé celui-ci puisque l'auteur nous présente sa propre histoire.

Vous désirez retirer le maximum des sessions de formations ou cours auxquels vous assistez? Lisez ces quelques astuces.

Trois exemples intéressants d'innovations.

Une nouveauté pour moi, le concept de gestion de la documentation dématérialisée.

En gestion de la qualité, l'une des principales difficultés est la création d'indicateurs. Un lien pour y voir plus clair.

En terminant, un petit bijou ,à voir absolument, une présentation qui compare les méthodes de recrutement traditionnelles et celles à la sauce 2.0 .

Vous avez un billet à partager qui serait d'intérêt pour le lectorat de ce blogue, n'hésitez pas à m'en faire part, il pourrait faire partie des suggestions de lecture!

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mercredi 16 septembre 2009

La technique du sandwich: la modération a bien meilleur goût.

sandwich

Samedi dernier, j’ai accompagné l’une de mes filles (two of four) à son cours de cheerleading. Arrivé sur place, je remarque un morceau de carton collé sur le revers de l’une des portes à l’entrée du local. Intrigué, je m’approche. Sur le carton, on peut lire quelques directives à l’intention des professeurs ayant la responsabilité des groupes de jeunes filles pratiquant le cheerleading.

L’une de ces directives concerne la façon de formuler un point d’amélioration à une élève. De donner du «feedback» si vous préférez. On y apprend que les professeurs doivent utiliser la « méthode du sandwich ».

Vous connaissez? Si vous ne connaissez pas cette technique, ne vous en faites pas, car elle est très bien expliquée sur le carton. Ça va comme suit :

Méthode du sandwich :

  • - Formulez un commentaire positif;
  • - Exprimez le point à améliorer;
  • - Terminez par un commentaire positif;

À la lecture du carton, je ne pus réprimer un sourire. Ma conjointe me regarda et s’offusqua que je réagisse ainsi alléguant qu’il est normal de donner « des trucs » à des professeurs de 13-16 ans.

Je lui répondis que je suis tout à fait d’accord. Mon sourire provient du fait que ce carton ramena à mon souvenir cette technique qui me fut, à moi aussi, enseignée… mais pas adolescent, à mes débuts comme gestionnaire.

En fait, en tant que gestionnaire, particulièrement lorsque l’on amorce nos premiers mandats de gestion, on recherche des repères, des bouées, de trucs, des recettes, une patente, quelque chose de solide sur lequel s’appuyer et le danger n’est pas d’utiliser de telles techniques. Le danger est plutôt d’en abuser.

La technique du sandwich est parfaite pour enseigner à de jeunes filles les rudiments du cheerleading et aussi pour permettre à des adolescentes de formuler correctement et respectueusement un commentaire.

Dans le monde du travail, entre adultes c’est une autre histoire….

Imaginez un gestionnaire qui, systématiquement, formulerait ses commentaires dits « négatifs » selon la méthode du sandwich… qu’adviendrait-il, vous pensez? Bien évidemment, son équipe s’apercevrait de ce « pattern » assez rapidement et la technique deviendrait complètement inefficace ou pire, elle susciterait des railleries.

Un autre exemple qui me vient à l’esprit est la technique de la reformulation. Il fut une époque où l’on nous enseignait la reformulation afin d’améliorer nos communications afin de comprendre adéquatement le point de vue de l’autre. Sur le fond, c’est une excellente technique.

Imaginez maintenant un gestionnaire qui commencerait systématiquement ses phrases par :

Si je comprends bien….

C’est à ce moment que la technique perd tout son sens, car les gens remarquent ces « patterns ».

Et croyez-moi, je n’exagère pas, j’ai observé maintes fois ces phénomènes.

En tant que gestionnaire, il est important que vous maîtrisiez plusieurs de ces techniques afin d’en varier l’utilisation en fonction du contexte, du moment, de vos objectifs et des personnes en causes.

L’erreur n’est pas de les utiliser, l’erreur est d’en abuser.

Le pire c’est que, bien souvent, on ne se rend pas compte de la surutilisation d’une technique, moi le premier. On se sent à l’aise avec une technique particulière et on l’adopte avec passion!

Un bon moyen est de demander à un collègue de nous observer de temps à autre et de nous souligner ces « patterns » afin de nous permettre d’ajuster le tir. Vous verrez, vos communications en seront améliorées et vous gagnerez en crédibilité.

Image: Flickr