jeudi 17 décembre 2009

La vie rêvée se commande-t-elle avec un smartphone?

iphone

Nous sommes à la mi-décembre et c’est, pour ma part, la période de l’année la plus exigeante. S’assurer que le sprint final nous permettra d’atteindre nos objectifs annuels tout en préparant le plan de match pour 2010 procure le sentiment d’occuper deux emplois à la fois,

Pourtant, c’est aussi l’une des périodes les plus stimulantes, car elle demande un temps de réflexion. En effet, comment planifier adéquatement et correctement les stratégies à déployer sans une lecture objective des grandes tendances et de l’évolution de l’environnement externe?

Période faste, exigeante, exténuante, passionnante….

Les enfants seront en congés dès lundi prochain et voulant profiter au maximum de leur présence je m’octroierai des vacances au cours des deux prochaines semaines. Excellente idée familialement parlant, certes, mais idée qui rétrécie d’autant l’échéancier de fin d’année.

Bref, tout ça pour vous mettre en contexte quant à mon état mental lorsque je m’installe afin de rédiger le billet prévu pour le 17 décembre. Je m’assois, entreprends ma petite routine de générations d’idées….mais……panne totale!

En fait, c’est faux, ce n’est pas à proprement parler un vrai «blank».

J’ai plein d’idées, mais pas vraiment en lien avec la gestion, quoique….

Ma tête est pleine. Pleine de questionnements. Des questions issues de mon analyse de l’environnement externe. Des questions qui me laissent perplexe et qui pointent toutes dans la même direction. J’essaie de me projeter dans le temps et je me heurte constamment au fait que notre société est de plus en plus obnubilée par l’instantanéité…..

….et je me dis que, finalement, la gestion de la génération Y, et bien, c’est probablement de la petite bière au regard de ce qui nous attend.

Les réseaux sociaux et particulièrement Twitter, jumelés à la montée fulgurante des technologies mobiles avec les «smartphones» créent un environnement où la vitesse à laquelle l’information circule est surmultipliée. Et là, je ne parle pas de l’information dans le sens traditionnel du terme, mais bien de l’information 360 degrés. Un nouvel incendie qui se déclare, un accident, un attentat ou tout bonnement le fait que Mme Gingras décide de manger un smoked meat au restaurant du coin de la rue ou encore que Pierre Jean Jacques trouve la nouvelle publicité de Microsoft totalement géniale.

Tout est information et tout est instantané.

Ajoutez à la recette une tasse de «wannabe». Tout à coup, tout devient possible. De «nobody» la veille, il est maintenant possible de devenir la vedette du jour. À preuve, les émissions de télé-réalité ou encore cette femme qui tweet en direct l’incendie l’autre coté de la rue. Le lendemain matin, son «exposure» fut maximal. Au début de l’après-midi, c’était déjà un vieux dossier.

Je savais que beaucoup de gens rêvent de sortir de l’ombre, mais j’ai vraiment réalisé à quel point c’était important comme phénomène lors du match du centenaire du Canadien de Montréal.

Je suis à regarder les cérémonies d’avant-match lorsque je vois l’animateur de télévision qui interviewe Yvan Cournoyer. En arrière-plan, des gens circulent…mais…je vois aussi trois guignols qui parlent au téléphone cellulaire en sautant et en faisant de grands signes en guise de salutations à la caméra.

Je les imagine en train d’appeler un ami :

«Hey regarde à RDS là, je suis là, hey! Coucou! Coucou c’est moi! Hey je suis en direct, hey!»

!!??

Comment, dans le futur, concilier cette instantanéité avec ce qu’est vraiment la vie?

Comment expliquer aux futurs étudiants qu’un baccalauréat ça ne s’obtient pas l’instant d’un Tweet?

Comment les futurs entrepreneurs pourront-ils accepter le fait que le succès en affaires est un long chemin parsemé d’embûches?

Comment accepter de travailler pour réussir, de persévérer, de faire face aux difficultés quand d’un simple clic il est possible de changer d’emploi?

Comment réaliser des projets à long terme dans un tel contexte?

Mais plus fondamentalement, d’un point de vue de gestionnaire, comment mobiliser une équipe autour d’objectifs de moyen/long terme dans ce contexte social?

La question vous est lancée. En espérant que vos réponses soient éclairantes, mais surtout, que vous répondiez RAPIDEMENT!

 

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