jeudi 7 janvier 2010

La fascination des gestionnaires pour les objectifs est-elle dictée par la facilité?

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En novembre dernier, je publiais un billet où je critiquais le culte de la gestion par les résultats. Vous savez, ce fameux équilibre entre le processus et les résultats ou, si vous préférez, entre le «quoi» et le «comment».

Généralement, lorsque le gestionnaire à une forte propension à valoriser les objectifs et les résultats c’est malheureusement au détriment du «comment»….donc, du processus. Sans jeu de mots, mon objectif en écrivant ce billet était de mettre de l’avant l’importance, voire la primauté, à mon sens, du processus sur le résultat.

En poussant la réflexion un peu plus loin ne pourrions-nous pas affirmer que la gestion par objectifs est en fait un management trop facile?

C’est en tout cas la question que se pose Benoit Arnaud à la lecture de cet article publié par Le Monde.fr qui fut écrit par Aurélien Acquier professeur à l’ESCP.

M. Arnaud présente, sur son blogue, les extraits du texte de M. Acquier qui l’amène à se poser cette question, j’en reproduis ici une partie aux fins de discussion :

«La logique sous-jacente au management par objectifs est simple : il est souvent plus simple de définir ce que l’on attend que la manière de l’obtenir. Ne pouvant définir « la » bonne manière de conduire l’activité, en particulier lorsque les projets ou métiers deviennent trop complexes, il est plus simple et plus responsabilisant de s’entendre sur des objectifs et de laisser aux opérationnels le soin de s’organiser pour y parvenir. Si ces objectifs sont atteints, récompensons les individus à l’aide de primes, s’ils ne le sont pas, sanctionnons-les.»

La question mérite d’être posée. En effet, il y a, présentement, prépondérance des systèmes de gestion axés sur le «quoi». Est-ce effectivement un mode de gestion trop facile? Est-ce justement parce que c’est plus simple de gérer de cette façon que c’est un système plus répandu ou y a-t-il d’autres raisons pouvant expliquer cette situation?

Clairement, la primauté du «quoi» est synonyme de gestion à plus court terme. L’organisation recherche des résultats rapides. De ce fait, pourrions-nous penser que les entreprises publiques (cotées à la bourse) sont plus susceptibles d’adhérer à cette philosophie de gestion puisque soumises au diktat de l’actionnaire et de son dividende trimestriel?

Ou encore, d’un point de vue plus micro. Si c’est effectivement plus simple de gérer de cette façon est-ce par paresse que les gestionnaires souscrivent à ces pratiques ou bien est-ce un manque de formation, de compétence de la part des cadres?

Évidemment, je formule des hypothèses. Peut-être-vous en accord ou complètement en désaccord avec celles-ci. Pire, peut-être êtes-vous sceptique face au postulat de base selon lequel la gestion par objectifs est…..trop facile.

Exprimez-vous sur la question.

Qu’en pensez-vous? En tant que gestionnaire ou bien comme employé/professionnel ayant à «vivre» dans un certain système de gestion.

Quel est le vécu dans votre organisation?

Au plaisir d’en discuter avec vous.

 

Source de l'image: Jason Gulledge

 

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