lundi 14 juin 2010

La peur du Web 2.0, deuxième partie

Tête dans le sable

La polémique autour du nouveau logo d'Astral suscite la réflexion….

En avril dernier j’écrivais un billet qui s’intitulait « Avez-vous peur du web 2.0? » Je n’inventais rien à ce moment, bien au contraire, je ne faisais qu’ajouter ma voix à un certain courant de pensée que je souhaite de plus en plus présent au sein de la population.

Contrairement à ce que certains laissent croire, le web 2.0 ce n’est pas le prochain cataclysme mettant en péril l’humanité.

Je réitère mon plaidoyer aujourd'hui, car, depuis la rédaction de ce billet, j’ai vécu plusieurs situations qui me confirme que, pour plusieurs personnes, le web 2.0 c’est…et bien…comment dire….ben c’est….extrêmement dangereux!!!

Ha oui?

Bien sûr, vous savez….les commentaires, les réactions, la perte de contrôle sur l’information, sur le message…ben….c’est l’enfer!!!

Réglons quelque chose une fois pour toutes voulez-vous?

Les gens ne parlent pas de votre entreprise parce que vous êtes présent sur les réseaux sociaux et donc, êtes exposé. Ils parlent de vous de toute façon, mais ils le font à votre insu ou encore en utilisant des canaux de communications dits «traditionnels».

Alors, si vous avez peur des médias sociaux cela revient à adopter la stratégie de l’autruche. Vous vous organisez pour ne pas entendre les réactions de vos parties prenantes n’entendant rien cela ne vous affecte pas. Ce que l’on ne sait pas ne fait pas mal…

Le web 2.0 ne multiplie pas les commentaires négatifs à votre égard il ne fait que vous fournir une oreille supplémentaire pour faire de la veille sur votre marque et vous permettre de réagir et de dialoguer avec vos parties prenantes.

Dernièrement, j’ai entendu des communicateurs discuter des «dangers» du web 2.0. J’ai eu connaissance de responsables de la sécurité recommander à des gestionnaires d’éviter Twitter et Facebook comme si la fin du monde arriverait directement de ces plates-formes.

Pas encore convaincu? Pensez à Astral.

Ces derniers jours, Astral fut vertement critiqué sur les médias sociaux concernant le design de son nouveau logo.

À priori, Astral n’est pas reconnu pour bloguer, Twitter, Facebooker….

Est-ce que cette « absence relative » des réseaux sociaux a immunisé Astral des critiques à son égard?

Par contre, voyez comment l’inaction d’Astral à engager la conversation sur les médias sociaux a amplifié le tsunami. La très grande majorité des recommandations enjoignaient Astral à s’impliquer sur les médias sociaux afin de discuter avec ses détracteurs. Réaction de la compagnie : silence total. Ils n’ont même pas cru bon rappeler le journaliste du Journal Les Affaires pour commenter la situation, allant à l’encontre du plus élémentaire cours d’introduction de gestion de crise.

Nier l’existence et l’importance des nouveaux modes de communications c’est comme vouloir conserver son vieux téléphone à roulette à l’ère des lignes touchtone. C’est vouloir résister à une vague plus forte que nous. Avez-vous déjà essayé de contacter une entreprise sans ligne touchtone à une époque où l'on doit « faire le 1 » puis « faire le 2 ».

Si vous êtes trop en retard dans ce domaine ce sont vos propres clients qui vous pousserons à avancer. À preuve, cette pétition visant à forcer Desjardins et la Banque de Montréal à développer des applications de «mobile banking» pour le iPhone.

La peur nuit à l’action. L’immobilisme augmente la probabilité que survienne ce dont vous redoutiez tant.

Arrêtez d’avoir peur du grand méchant loup!

 

Source de l'image: Tropical.pete

 

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