lundi 31 août 2009

Comment terminer un MBA lorsque l'on a un emploi et quatre enfants. (1)

MBA Books

D'entrée de jeu, j'aimerais préciser que le contenu de ce billet relatera ma propre expérience. Il ne s'agit donc pas de LA façon de survivre à un MBA mais bien de MA façon, selon mon propre contexte. En espérant que mon expérience puisse vous être utile si vous êtes en plein dedans, ou encore si vous projetez de tenter cette aventure, car ne vous méprenez pas, il s'agit bien, ici, d'une aventure.

De quoi fut fait mon plan de match?

1- Être motivé!

Ce n'est pas un hasard si mon premier billet sur le sujet fut de présenter les raisons pour lesquelles j'ai fait un MBA. Comme pour n'importe quel projet d'envergure et de longue haleine ceux dont la motivation est déficiente sont les plus susceptibles de tout lâcher. C'est tout à fait normal, pourquoi «souffrir» si cet inconfort n'a pas de sens. Conséquemment, une réelle introspection sur les motivations véritables à la réalisation d'un MBA sont nécessaires. C'est la pierre d'assise sur laquelle tout repose. Le MBA est un marathon vous aurez besoin de vous rappeler les raisons pour lesquelles vous faites ces efforts afin de garder le cap sur la cible.

 

2- Être bien entouré et avoir le support de cet entourage.

Je le dis souvent, l'université devrait aussi émettre un diplôme à ma conjointe. Avant de poser ma candidature nous avons dû avoir une bonne discussion sur ce que sera la vie durant le MBA. Au moment de l'inscription j'avais trois enfants et ma conjointe était enceinte du quatrième Borg de la famille (four of four). J'ai eu, tout au long du programme, un support inconditionnel de ma conjointe et de mon entourage. Tous ces weekend-end en classe, en rencontre d'équipe ou ces soirées complètes à étudier. Jamais je n'ai senti que je mettais trop de temps aux études ou que l'on me reprochait mes trop nombreuses absences.

Faire un MBA demande beaucoup d'énergie, si une partie de cette énergie est utilisée à négocier, argumenter, se culpabiliser c'est tout simplement le niveau de difficulté qui s'en trouve augmenté. Il importe d'en discuter et de brosser un tableau réaliste de ce que sera la vie durant cette période et la façon dont celle-ci sera organisée.

Pour ma part j'ai été choyé et ce fut une aide très précieuse. De savoir que ma famille et mon employeur m'appuyaient dans ce projet et m'offraient toute l'aide possible fut un facteur de succès indéniable. Je profite de l'occasion pour tous les remercier, particulièrement ma conjointe, pour leur fabuleux support.

3 - Discipline, discipline, discipline!

Avec quatre enfants, un emploi de cadre et une conjointe qui fait plus que sa part, impossible pour moi d'envisager de prendre les journées de week-end restantes afin d'étudier. Déjà que j'étais peu présent, si j'utilisais le temps restant pour étudier aussi bien inscrire immédiatement «célibataire sans enfant» sur mon prochain formulaire de recensement.

La solution?

La méthode du métronome....un peu à la fois mais avec une régularité sans faille.

Le plan de match fut donc de faire systématiquement deux heures d'étude par soir pendant six jours avec une journée de congé à la septième journée. Ceci, bien sûr, en excluant les heures de cours.

Pour fonctionner, ce système demande de la discipline car le moindre écart et je devais en payer le prix. Ce système m'octroyait donc automatiquement douze heures d'études par semaine ce qui fut suffisant pour les périodes dites «normales». Par contre, en fin de session je devais augmenter à trois ou quatre heures ce qui, au final, me donnait une moyenne oscillant entre 15 et 20 heures par semaine de travail dépendant des sessions.

Pour m'assurer du suivi de ce système je planifiais toujours mon agenda trois semaines à l'avance. En effet, de par la nature de mes fonctions il arrive fréquemment que je travaille le soir pour aller à la chambre de commerce ou autres. Si je n'étais pas disponible un soir donné, ces deux heures devaient être déplacées sur d'autres soirs afin de conserver le douze heures d'étude de base.

En planifiant trois semaines à l'avance, je mettais les chances de mon coté afin de suivre le plan de match.

On dit qu'un éléphant se mange une bouchée à la fois, dans mon cas ce fut des bouchées de deux heures.

La suite de ce billet sera publié mercredi, on y parlera de Pareto, d'économies d'échelle et de bien d'autres choses....c'est à suivre.

 

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