lundi 22 février 2010

Douze leçons tirées de l'expérience de la nouvelle VP en charge du commerce chez Google; Stéphanie Tilenius

Google

Au cours des derniers jours, Stephanie Tilenius est devenue la nouvelle VP en charge du commerce chez Google. Afin de nous présenter cette nouvelle venue, Fortune nous fait part des 12 leçons que Mme Tilenius a apprises tout au long de sa carrière et qu’elle a bien voulu partager avec Patricia Sellers.

La traduction est de mon crû, n’étant pas un traducteur professionnel je vous réfère au texte original pour la formulation exacte. Certaines affirmations étant imagées, explicites et simples à comprendre, j’ai quelques fois conservé la formulation anglophone.

Je commente certains de ces conseils afin d’ajouter mon grain de sel et alimenter la discussion qui suivra avec vos commentaires. Les affirmations de Mme Tilenius sont en caractères gras et mes commentaires ne le sont pas.

1. Embauchez les meilleurs talents

Entourez-vous de gens de talent qui ont des habiletés complémentaires et qui n’accepteront pas le statu quo.

Ce conseil va de soi me direz-vous. Alors pourquoi est-il si fréquemment répété? Depuis quand les gestionnaires n’embauchent-ils pas…..les meilleurs??!! Nonobstant les contraintes conjoncturelles comme les pénuries de main-d’œuvre par exemple, deux facteurs principaux freinent, inconsciemment les managers.

C’est notre fonctionnement humain qui nous joue des tours. Premièrement, l’être humain n’aime pas être confronté, remis en question, « challengé » pour reprendre un terme à la mode. Théoriquement, les gestionnaires savent bien que l’innovation émerge du choc des idées, mais entre le lire et le vivre au quotidien…..

De ce fait, inconsciemment ou non, les managers tendent à s’entourer de gens qui leur ressemblent et qui pensent, de façon générale, comme eux. Cet effet pervers tend donc à diminuer la complémentarité des habiletés.

Autre élément : la peur de certains gestionnaires de s’entourer de personnes plus talentueuses qu’eux même dans certains domaines. Que ce soit la peur de perdre du prestige, du pouvoir ou même son propre emploi, ce réflexe va évidemment à l’encontre du précepte voulant qu’il importe d’embaucher les meilleurs talents.

Pourtant, plus l’équipe sera forte, talentueuse et diversifiée, plus les chances de succès seront grandes.

2. Think big.

Fixez-vous des objectifs ambitieux, vous serez surpris de ce que vous pourrez accomplir.

Elvis Gratton l’avait bien compris. Nous nous fixons, bien souvent, nous-mêmes des limites. À ce sujet, alors que je regardais les olympiques de Vancouver j’ai entendu Pierre Harvey, dire, en parlant de son fils, qu’il préférait que ce dernier ne se fixe pas d’objectif afin qu’il ne se crée par lui-même, des limites.

Intéressant!

3. Aim to make a difference.

Faites du monde un meilleur endroit pour vivre.

Donnez un sens à nos actions quotidiennes décuples la motivation d’accomplir ces actions.

4. Say what you mean and do what you say.

Ne pas agir en cohérence avec votre discours créera du cynisme au sein de votre organisation et le cynisme est le tueur motivationnel le plus puissant que je connaisse.

5. La concurrence vous rend plus fort.

N’en déplaise à ceux qui critiquent le système capitaliste, la concurrence nous pousse au dépassement. C’est tout simplement humain. Lorsque l’on demeure à l’intérieur de notre zone de confort sans trop être dérangé on a tendance à s’endormir, moi le premier.

6. Placez toujours le client au centre de vos préoccupations.

Le succès passe par la différenciation de votre produit ou de votre service.

Développez un avantage concurrentiel durable. Votre succès passe par votre capacité à apprendre plus vite que vos concurrents.

7. Attaquez-vous aux défis les plus difficiles.

Sortez de votre zone de confort, si vous n’échouez jamais c’est probablement que vous n’innovez pas.

8. Truth-seeking is half the battle in winning.

9. Move fast in a land-grab.

Vous avez besoin de popularité, mais aussi de profitabilité.

10. Même dans une grande compagnie vous pouvez être un entrepreneur.

Ce conseil est fort intéressant, car il va à l’encontre d’une croyance populaire fort tenace. J’aimerais bien vous entendre sur ce que vous en pensez et de quelle façon, il est possible d’y arriver.

11. Pay it forward.

Soyez un mentor.

12. Donnes-vous le droit à l’erreur.

Ce n’est pas grave de faire une erreur pourvu que vous appreniez de celle-ci.

Une conclusion que j’adore, car elle est intimement incrustée dans mon propre système de gestion. Encore une fois, le défi n’est pas dans la connaissance de ce conseil, mais dans son exécution. Comment apprendre systématiquement de nos erreurs afin de développer un système d’amélioration continue efficace et systématisé? Un domaine fascinant, mais qui est directement aligné sur la culture. L’erreur passible de sanction ou opportunité d’amélioration?

 

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