lundi 24 novembre 2008

Dure journée pour Larry Smith.

Larry Smith2 Dimanche le 23 novembre 2008 fut une journée très difficile pour Larry Smith, et ce, autant au niveau sportif que du coté des affaires.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Larry Smith la semaine passée, moins d’une semaine avant le match le plus important de l’année soit celui de la Coupe Grey. Lors de cette rencontre, M. Smith nous a entretenu sur les facteurs qui, selon lui, mènent au succès. Je crois qu’il aura besoin de mettre en pratique ce qu’il prêche car la journée d’hier fut loin d’être un succès. Voyons-y de plus près.

Au niveau sportif:

Ce qui apparait évident au premier abord lorsque l’on pense à la journée du 23 novembre est cette défaite crève-cœur des Alouettes en finale de la Coupe Grey. Une autre défaite lors du match ultime, à Montréal de surcroît. Vraiment, c’est difficile à avaler mais s’il n’y avait que ça.

Au niveau de affaires:

Lorsque j’ai eu l’occasion de rencontrer Larry Smith, ce dernier a sollicité l’auditoire afin que nous achetions des billets pour la partie de dimanche. À ce moment, il restait encore des billets à vendre et c’était tout à fait légitime de la part de M. Smith d’espérer faire salle comble au stade olympique.

Ce qu’il ne devait pas savoir à ce moment, c’est que ce faisant, il risquait d’être victime de son succès.

Je m’explique…

Effectivement, ce fut un grand succès quant à l’assistance. Plus de 64 000 personnes assistèrent à la rencontre. Comme vous le savez, j’ai eu la chance d’être présent à ce match et je suis en total désaccord avec l’opinion du journaliste de la Presse canadienne lorsqu’il écrit que:

«Souvent décrié, le Stade olympique a une fois encore fait la démonstration que c'était un amphithéâtre sportif de première classe quand les spectateurs sur place ont le goût de faire la fête.»

S’il voulait écrire une Info Pub sur Montréal se serait parfait mais la vérité est tout autre. Le stade olympique n’est pas du tout adapté à un tel événement. On ne sent absolument pas l’ambiance générale. C’est clair que si les gens festoient dans la section où vous êtes assis vous allez trouver qu’il y a de l’ambiance mais vous n’avez aucunement la perception de ce qui se passe ailleurs dans le stade. Pour ma part, je n’ai jamais senti que nous étions 64 000 et qu’il s’agissait d’une finale.

Le son est pitoyable dans certaines sections du stade. D’où j’étais, j’entendais à peine ce que disait l’annonceur maison.

Voilà pour la bâtisse.

Mais là n’est pas mon sujet principal. Ce dont j’aimerais vous entretenir c’est le risque de ne pas être en mesure de gérer adéquatement un projet lorsque le volume des ventes ou de participants dépasse nos attentes. Dans le langage populaire on dira que la personne ou qu’une organisation est victime de son succès.

Et bien c’est exactement ce qui est arrivé aux Alouettes hier. L’organisation n’a pas été en mesure de gérer cet immense succès au guichet. Je ne sais pas si la faute revient à l’organisation des Alouettes, à la ligue canadienne de football ou à la Régie des installations olympique mais ce fut pitoyable.

Voici la liste des manquements dont j’ai eu connaissance:

  • Lors de notre arrivée via le métro on nous a indiqué de monter l’escalier menant aux installations de la RIO, nous faisant ainsi ressortir à l’extérieur afin d’entrer par une autre porte plutôt que de nous faire entrer via l’endroit habituel. Cette consigne à eu comme effet de créer énormément de confusion dans cette marée humaine. Tout un capharnaüm!
  • Les placiers étaient inexpérimentés et donnaient de mauvaises informations.

  • Les concessions étaient en nombre insuffisant, des files monstrueuses se sont formées très tôt et celles-ci ne se sont résorbées qu’en raison du point suivant.

  • Les concessions se sont retrouvées en rupture de stock pour les hot-dogs et les verres à bière. Lorsque les vendeurs se sont aperçus qu’ils ne pourraient fournir à la demande ils n’ont pas cru bon aviser les clients qui attendaient. Résultat: Les gens n’étaient avisés qu’une fois rendus au bout de la file après….20 minutes d’attente. Un sérieux problème de planification des stocks et de service à la clientèle.

Quant on pense que la moyenne des billets se vendaient à près de 200$ pièce c’est tout à fait inacceptable.

Comme vous le voyez, une mauvaise planification et d’exécution risque de transformer un succès en échec avec toutes les implications qu’un tel échec peut avoir, nous en avons une autre preuve flagrante avec cet exemple.

Le slogan de Mike Trestman l’entraîneur des Alouettes concernant le match de la coupe Grey était: «Everything  matters»

……je suis tellement d’accord avec lui.

Publier un commentaire