lundi 23 mars 2009

Le stress moteur de performance?

stressé

Le stress au travail a toujours été source de profonds débats. Le stress est-il bénéfique? Le fameux «stress positif» existe-t-il réellement? Est-il incongrue de mettre les mots stress et positif dans la même phrase?

Le débat semble relancé via cette manchette parue sur cyberpresse aujourd’hui. Différentes théories et approches s’affrontent. L’une affirmant que le stress nuit à la performance l’autre qu’un certain niveau de stress est moteur de performance.

Au fond, il est fort possible, que l’on dise en fait la même chose. Pour s’en assurer il serait important de s’entendre sur les termes.

En théorie, l’absence de stress est un phénomène qui existe et cela s’appelle……la mort. De l’autre coté, un stress extrême et/ou prolongé causera la mort. Entre les deux, il existe une multitudes d’états de stress, et c’est là que ça se complique.

La complexité provient de l’absence de mesure exact du niveau de stress subi. Bien sûr, il existe, en laboratoire ou via une étude, des moyens de mesurer plus ou moins précisément un niveau de stress mais dans la vie de tous les jours, en contexte de gestion quotidienne, le stress est affaire de perceptions.

En l’absence de mesure précise comment évaluer correctement le stress?

Nous avons traité, dans ce billet, du stress. Nous mentionnions, entres autres, que:

«On le sait bien, le stress est nécessaire et même souhaitable afin de fonctionner et d’être performant. Le stress en soi n’est pas un problème. Ce qui est problématique c’est quand l’intensité et/ou la durée du stress est tel qu’il dépasse le niveau au-delà duquel l’individu n’est plus en mesure de s’y adapter.»

À la lumière de ces informations, afin d’évaluer correctement le niveau de stress ressenti en milieu de travail il est important de:

- Évaluer son intensité, sa durée et la capacité d’adaptation de l’individu à cette source de stress.

En outre, il est aussi intéressant de jumeler le concept psychologique de Flow à cette analyse. Si votre travail vous amène régulièrement dans un état de flow vous serez beaucoup plus à même de vous adapter au stress. À l’inverse, si vous ne vivez jamais d’épisode de flow à votre emploi actuel, votre capacité à vous adapter au stress s’en trouvera affectée. Le fait de se retrouver dans un emploi qui met en valeur nos forces, nos compétences et nos passions est aussi, sinon plus important que le stress en provenance de l’environnement. Il importe de ne pas négliger cette variable dans l’équation.

Je crois qu’en présentant ces nuances il est maintenant possible de réconcilier les différentes positions sur la question du stress au travail.

À mon sens, le «stress positif» réfère à un niveau de stress qui, dans sa durée et dans son intensité se situe dans la zone où l’employé est en mesure de s’y adapter.

Le manque de stress est un niveau de stress où il n’y a aucun défi/enjeux/intérêt pour l’employé à se mettre en action. On réfère ici au concept de motivation. Il y a donc un niveau de stress minimal requis afin que l’être humain se mette en action. La zone optimale se situant un peu au dessus de la zone minimale et bien en dessous de la zone au delà de laquelle l’employé ne peut s’adapter.

Le défi repose donc sur la capacité du gestionnaire à bien connaître le profil, les forces, compétences et intérêts des membres de son équipe afin de bien distribuer les mandats, fixer les objectifs et gérer la performance. Le gestionnaire doit, de plus, être à l’écoute du niveau de stress ressenti par les employés afin de pouvoir ajuster le tir avant qu’il ne soit trop tard.

Je vous laisse en espérant que la lecture de ce billet fut une expérience relaxante. ;)

Image: Flickr

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