mercredi 22 juillet 2009

Repositionnement stratégique de Toyota en Amérique du Nord?

toyota

En Amérique du Nord, le marché de la vente automobile n'est pas en santé. On a commencé à comprendre que ça n'allait pas lorsque l'on a vu les trois grands américains vaciller. Ce pressentiment est devenu certitude lorsque l'impensable survint soit les faillites de Chrysler et GM.

Par contre, pour la majorité des gens, après mûre réflexion, il n'y avait là, au fond, rien de si surprenant. Après tout, il était clair que les fabricants américains faisaient fi des tendances récentes et des besoins actuels des consommateurs comme je l'avais d'ailleurs souligné dans ce billet sur les géants névrosés. Plusieurs commentateurs, analystes et consommateurs avaient relevés au cours des dernières années les germes de ce qui allait conduire à ces spectaculaires faillites.

Mais Toyota...

Toyota, l'un des modèle en terme de qualité et de gestion d'entreprise.

Toyota nous informe ne plus être rentable en Amérique du Nord. Loin de moi l'idée de comparer la situation de Toyota à celle de GM ni de crier à la faillite éventuelle. Bien au contraire. Par contre, les difficultés financières de Toyota en Amérique suscitent d'intéressantes questions sur l'industrie automobile en général et sur Toyota plus particulièrement en terme de gestion et de stratégie d'entreprise.

Je me propose de vous présenter un topo volontairement incomplet de différents éléments liés à la position de Toyota et j'aimerais vous lire, via vos commentaires, sur votre propre lecture de la situation et sur les options stratégiques qui s'offrent, à ce stade-ci, à Toyota.

Tout d'abord, Toyota est soumis à un environnement externe difficile lié à un contexte économique défavorable et à un resserrement du crédit qui nuit nécessairement aux ventes. Par contre, lorsque l'on prend connaissance des résultats de ventes de l'entreprise, Toyota ne semble pas avoir réussi à capitaliser sur les difficultés de GM et Chrysler.

«Les ventes de Toyota ont atteint seulement 770 000 véhicules durant les premiers six mois de 2009, une chute de 38% par rapport au 1,25 million vendus durant le premier trimestre de 2008.»

Deuxièmement, le partenariat de Toyota avec GM concernant l'usine NUMMI (New United Motor Manufacturing Inc) tomba en raison de la faillite de GM. Toyota doit évaluer ses options à cet égard.

Troisièmement, Toyota flirte avec la possibilité de diminuer ses coûts en Amérique du Nord. Est-ce à dire que le constructeur considère que la diminution des ventes ne sera pas que temporaire?

Finalement, le grand patron des opérations américaines de Toyota, Yoshimi Inaba nous fait quelques confidences très intéressantes:

  • Toyota doit être plus attentif aux désirs des consommateurs;
  • La structure décisionnelle doit être plus décentralisée par rapport au siège social au Japon;
  • Toyota fait de bonnes voitures mais elle ne sont pas excitantes;

Ce sont tout de même des révélations surprenantes mais qui ouvre la porte à une réflexion plus large sur les options stratégiques de Toyota.

Quels sont, selon vous, ces options et quel est votre analyse quant à la situation de Toyota?

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